Sip of sadness -



















Ever thought of losing sights, of losing love, of losing you.






Ce qu'il y a eu de plus ironique dans l'entière peine des êtres chers, c'est qu'alors que surgit l'incident, tout semble s'aliéner et transcender la réalité pour un cocktail amer. A vomir. Du froid à la pénombre du matin qui n'en finit pas d'encombrer les premières lueurs d'octobre. La vision est altérée par la mélancolie du souvenir. Vite dit : tout va mal et tout fait mal.


Parlez moi amour ou famille, je parle de la perte - celle qui au lieu de nous éloigner de l'objet, nous le rapproche d'un peu trop près. C'est dommage qu'il faille connaître l'aventure pour oser en parler : papi est mort, et aujourd'hui n'en a pas fini. 
J'ai eu froid ce matin, comme j'imagine grelotter encore. J'ai aperçu des corbeaux près des tombes. Il faisait presque nuit et des tâches grises s'égouttaient un peu plus loin dans les nuées. La pierre était plus froide que d'habitude. Sale temps, et une synergie de sens déroutants, pas encore atténuée par les souvenirs plus réjouissants des moments passés ensemble. Si j'avais mangé une madeleine ce midi, elle m'aurait parue plus périmée que chargée de bon temps, pardon Marcel Proust.


Il paraît que ça passe. J'attends du coup. 




créditphoto©FGR

MANIFESTO



// FOLK YOU

60-70's.
Accoustique.
  



















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Moods.















L'humeur se dégrade, comme l'index de la température sur les laps de temps. Parlons de vous, parlons de pluie. L'attention ne se perd plus parce que vous m'ennuyez. Mais parce que je suis fatiguée de moi. Et à chaque fois c'est pareil : je parle de la routine d'un quotidien qui punie sévèrement toute esquisse d'enthousiasme. J'avait écrit un jour :  


"Quelque part entre janvier et mars. On reconnaît les premières morsures du froid sur les lèvres du passant. Un inconnu à la bouche sillonnée, et bâillonné de mailles de laine, jamais assez chaudes pour les rues bien trop glaciales d’un Paris gercé. En début de journée, c’est déjà l’heure du rentré chez soi que l’on idéalise. Seul, ou à deux. A trois.

 L’on attend l’instant où l’on se reculera vers le familier. Un familier que l’on ne retrouve malheureusement pas dans les sinus d’un métro, le premier vous savez, le matinal.
C’est cette atmosphère que l’on retrouve à cette heure-ci: elle induit une façon de penser peu commode : un ensemble de questions encore embrumées et toujours la même envie de sortir des couloirs, plus vite, sans croiser les regards, ceux qu’on croise entre deux embouchures, et qui crient à la vie de les soulager, juste pour aujourd’hui.
Une atmosphère qui fait partie de notre quotidien, d’une routine qui s’installe toujours trop vite et qui nous hurlent à l’oreille notre condition grégaire.
Des bruits de pas. Des pas pressés, torturés, maladroits, indécis, empreints d’une mélodie machinale embaument la symphonie du souterrain. Comme un même morceau, que l’on repasse, encore, et puis encore, en boucle, et qui résonne à chaque enjambée.
Et en un instant, c’est l’air qui suffoque en pleins poumons : un vent frigorifie le fil de notre pensée. C’est en suspension que l’on se trouve, le temps de grimper les marches de la sortie. Qui nous sommes, où nous allons, n’importe plus à ce même instant.
Enfin la cadence reprend. Et c’est le même air que l’on entend. Mais il résonne moins. Et puis l’on entend l’art du pneu qui crisse, et de la route fatiguée. Les questions reprennent. Le même questionnement perpétuel.
 C’est les yeux rivés sur le dévernissage de nos chaussures que nous avançons. La direction ne compte plus, on la connaît déjà. Par cœur. La routine, encore. Un coin de rue, encore un autre, un autre, le même, celui là encore. Et puis une collision.
 Un pardon peu convaincu. « Pardon ». Les yeux toujours au sol. Sauf que c’est au moment où ces mêmes yeux escaladent les traits de l’étrangère bousculée que tout s’arrête. "








Mmmmh. Je crois que j'avais envie d'écrire un livre. Forcément, on s'arrête au trois quart de la préface. Mais peu importe, ça m'a fait l'effet d'un surgam l'espace d'un instant. 



créditphoto©FGR.